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Baromètre des cessions de fonds de commerce à Paris, premier semestre 2019
Par David Brami, cofondateur de Point de Vente
Mis à jour en septembre 2026
Au premier semestre 2019, le prix médian d'un fonds de commerce cédé à Paris monte à 150 000 euros, contre 135 000 euros au premier semestre 2018, soit une hausse de 11,1 %, sur 1 067 cessions publiées au BODACC.
Cette édition porte sur les annonces de cession publiées au BODACC entre le 1er janvier 2019 et le 30 juin 2019, pour le département de Paris. Elle compte 1 067 cessions de fonds de commerce assorties d'un prix en euros. Les statistiques sont des médianes et des quartiles, jamais des moyennes.
Le marché parisien au premier semestre 2019 en quatre chiffres
Au premier semestre 2019, 1 067 cessions de fonds de commerce parisiennes ont été publiées au BODACC avec un prix, pour une médiane de 150 000 euros, un premier quartile de 57 390 euros et un troisième quartile de 330 000 euros. Un an plus tôt, au premier semestre 2018, le marché comptait 1 123 cessions publiées et une médiane de 135 000 euros, soit -5,0 % sur le volume et +11,1 % sur la médiane. La moitié des fonds cédés se sont donc échangés entre 57 390 et 330 000 euros.
Prix par secteur d'activité au premier semestre 2019
Le tableau ci-dessous donne, pour chaque secteur, le nombre de cessions publiées au BODACC au premier semestre 2019, le premier quartile, la médiane, le troisième quartile et les variations par rapport au premier semestre 2018. Une variation n'est calculée que si les deux semestres comparés comptent au moins 15 cessions ; sinon la case indique les deux effectifs.
| Secteur | Cessions publiées | 1er quartile (€) | Médiane (€) | 3e quartile (€) | Variation de la médiane sur un an | Variation du volume sur un an |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Toutes cessions | 1 067 | 57 390 | 150 000 | 330 000 | +11,1 % | -5,0 % |
| Restauration et débits de boissons | 541 | 100 000 | 200 000 | 370 000 | +11,1 % | -1,8 % |
| Coiffure et beauté | 111 | 15 000 | 30 000 | 80 000 | +9,1 % | -4,3 % |
| Prêt-à-porter et accessoires | 61 | 25 000 | 85 000 | 237 336 | +41,7 % | -25,6 % |
| Alimentation de détail | 58 | 30 000 | 70 000 | 270 000 | -22,2 % | +45,0 % |
| Services de proximité | 46 | 50 000 | 63 400 | 124 000 | -33,3 % | +2,2 % |
| Pharmacie, optique et santé | 37 | 110 000 | 370 000 | 1 050 000 | -19,6 % | +37,0 % |
| Boulangerie et pâtisserie | 18 | 240 000 | 300 000 | 600 000 | -21,1 % | -33,3 % |
| Tabac, presse et librairie | 15 | 80 000 | 295 000 | 350 000 | -17,6 % | -25,0 % |
| Équipement de la maison | 15 | 50 000 | 150 000 | 310 000 | non calculée (15 et 14 annonces) | non calculée (15 et 14 annonces) |
| Boucherie, charcuterie, poissonnerie | 12 | 120 000 | 220 000 | 375 000 | non calculée (12 et 14 annonces) | non calculée (12 et 14 annonces) |
| Nettoyage et travaux | 8 | 18 000 | 65 000 | 150 000 | non calculée (8 et 7 annonces) | non calculée (8 et 7 annonces) |
| Hôtellerie | 5 | 830 000 | 1 000 000 | 1 350 000 | non calculée (5 et 6 annonces) | non calculée (5 et 6 annonces) |
| Sport et loisirs | 5 | 27 000 | 60 000 | 300 000 | non calculée (5 et 5 annonces) | non calculée (5 et 5 annonces) |
Secteurs comptant moins de 5 cessions publiées sur le semestre, donnés en effectif seul, sans statistique de prix : fleurs et animalerie (3), garage et automobile (2).
Sur les 1 067 cessions du semestre, 130 ne portent pas de libellé d'activité permettant un classement automatique par secteur. Elles entrent dans la ligne « toutes cessions » et dans les statistiques par arrondissement, pas dans les lignes sectorielles.
Lecture secteur par secteur
Seuls les secteurs comptant au moins 15 cessions publiées au premier semestre 2019 font l'objet d'un commentaire. En dessous de ce seuil, une médiane reste un chiffre, mais elle ne décrit plus un marché.
Restauration et débits de boissons
La restauration totalise 541 cessions publiées au premier semestre 2019, pour un prix médian de 200 000 euros. Le volume publié est stable sur un an (551 cessions au premier semestre 2018). La médiane monte de 11,1 %, contre 180 000 euros au premier semestre 2018.
Coiffure et beauté
La coiffure et la beauté totalisent 111 cessions publiées au premier semestre 2019, pour un prix médian de 30 000 euros. Le volume recule de 4,3 % sur un an (116 cessions au premier semestre 2018). La médiane monte de 9,1 %, contre 27 500 euros au premier semestre 2018.
Prêt-à-porter et accessoires
Le prêt-à-porter et les accessoires totalisent 61 cessions publiées au premier semestre 2019, pour un prix médian de 85 000 euros. Le volume recule de 25,6 % sur un an (82 cessions au premier semestre 2018). L'écart avec l'année précédente est un bond de 41,7 % (médiane de 60 000 euros au premier semestre 2018). L'amplitude tient autant à la composition des fonds cédés qu'à une évolution des prix eux-mêmes. La dispersion est très large : le premier quartile est à 25 000 euros et le troisième à 237 336 euros. Une médiane seule ne suffit pas à situer un fonds de ce secteur.
Alimentation de détail
L'alimentation de détail totalise 58 cessions publiées au premier semestre 2019, pour un prix médian de 70 000 euros. Le volume progresse de 45,0 % sur un an (40 cessions au premier semestre 2018). L'écart avec l'année précédente est un décrochage de 22,2 % (médiane de 90 000 euros au premier semestre 2018). L'amplitude tient autant à la composition des fonds cédés qu'à une évolution des prix eux-mêmes. La dispersion est très large : le premier quartile est à 30 000 euros et le troisième à 270 000 euros. Une médiane seule ne suffit pas à situer un fonds de ce secteur.
Services de proximité
Les services de proximité totalisent 46 cessions publiées au premier semestre 2019, pour un prix médian de 63 400 euros. Le volume publié est stable sur un an (45 cessions au premier semestre 2018). L'écart avec l'année précédente est un décrochage de 33,3 % (médiane de 95 000 euros au premier semestre 2018). L'amplitude tient autant à la composition des fonds cédés qu'à une évolution des prix eux-mêmes. Les prix sont resserrés autour de la médiane, de 50 000 euros au premier quartile à 124 000 euros au troisième.
Pharmacie, optique et santé
La pharmacie, l'optique et la santé totalisent 37 cessions publiées au premier semestre 2019, pour un prix médian de 370 000 euros. Le volume progresse de 37,0 % sur un an (27 cessions au premier semestre 2018). L'écart avec l'année précédente est un décrochage de 19,6 % (médiane de 460 000 euros au premier semestre 2018). Sur 37 cessions seulement, quelques transactions atypiques suffisent à produire un tel écart. La dispersion est très large : le premier quartile est à 110 000 euros et le troisième à 1 050 000 euros. Une médiane seule ne suffit pas à situer un fonds de ce secteur.
Boulangerie et pâtisserie
La boulangerie et la pâtisserie totalisent 18 cessions publiées au premier semestre 2019, pour un prix médian de 300 000 euros. Le volume recule de 33,3 % sur un an (27 cessions au premier semestre 2018). L'écart avec l'année précédente est un décrochage de 21,1 % (médiane de 380 000 euros au premier semestre 2018). Sur 18 cessions seulement, quelques transactions atypiques suffisent à produire un tel écart. Les prix sont resserrés autour de la médiane, de 240 000 euros au premier quartile à 600 000 euros au troisième.
Tabac, presse et librairie
Le tabac, la presse et la librairie totalisent 15 cessions publiées au premier semestre 2019, pour un prix médian de 295 000 euros. Le volume recule de 25,0 % sur un an (20 cessions au premier semestre 2018). L'écart avec l'année précédente est un décrochage de 17,6 % (médiane de 358 000 euros au premier semestre 2018). Sur 15 cessions seulement, quelques transactions atypiques suffisent à produire un tel écart.
Équipement de la maison
L'équipement de la maison totalise 15 cessions publiées au premier semestre 2019, pour un prix médian de 150 000 euros. Aucune variation n'est calculée sur un an : 15 annonces ce semestre et 14 au premier semestre 2018, effectifs trop faibles pour un pourcentage. La dispersion est très large : le premier quartile est à 50 000 euros et le troisième à 310 000 euros. Une médiane seule ne suffit pas à situer un fonds de ce secteur.
Secteurs non commentés faute d'observations
Les secteurs suivants comptent moins de 15 cessions publiées au premier semestre 2019. Leurs médianes sont indiquées pour mémoire, sans commentaire ni variation : boucherie, charcuterie, poissonnerie (12 cessions, médiane 220 000 euros), nettoyage et travaux (8 cessions, médiane 65 000 euros), hôtellerie (5 cessions, médiane 1 000 000 euros), sport et loisirs (5 cessions, médiane 60 000 euros), fleurs et animalerie (3 cessions, médiane non publiée), garage et automobile (2 cessions, médiane non publiée).
Les arrondissements au premier semestre 2019
Au premier semestre 2019, le 11e arrondissement est l'arrondissement le plus actif du marché parisien des fonds de commerce, avec 92 cessions publiées au BODACC. La médiane la plus élevée revient au 4e arrondissement (400 000 euros sur 24 cessions), la plus basse au 12e arrondissement (65 000 euros sur 53 cessions). L'écart entre ces deux arrondissements est d'un facteur 6,2 : la géographie pèse davantage sur le prix que la moyenne parisienne ne le laisse voir. La plus forte hausse de médiane sur un an est enregistrée dans le 10e arrondissement (100 000 euros au premier semestre 2018, 150 000 euros au premier semestre 2019, soit une hausse de 50,0 %). Le repli le plus marqué concerne le 12e arrondissement (130 000 euros au premier semestre 2018, 65 000 euros au premier semestre 2019, soit une baisse de 50,0 %). Les variations du tableau ne sont calculées que pour les arrondissements comptant au moins 15 cessions publiées lors des deux semestres comparés, et les mouvements commentés ci-dessus ne retiennent que les arrondissements dépassant 30 cessions de part et d'autre. Un arrondissement parisien ne compte que quelques dizaines de cessions publiées par semestre. Sa médiane bouge donc autant sous l'effet de la composition des fonds vendus que sous celui des prix : ces variations se lisent comme des ordres de grandeur, pas comme un indice de prix.
| Arrondissement | Cessions publiées | 1er quartile (€) | Médiane (€) | 3e quartile (€) | Variation de la médiane sur un an |
|---|---|---|---|---|---|
| 1er arrondissement | 35 | 150 000 | 350 000 | 830 000 | +53,1 % |
| 2e arrondissement | 50 | 95 000 | 215 000 | 390 000 | +13,2 % |
| 3e arrondissement | 29 | 57 000 | 170 000 | 375 000 | +13,3 % |
| 4e arrondissement | 24 | 120 000 | 400 000 | 660 000 | +60,0 % |
| 5e arrondissement | 51 | 80 000 | 166 000 | 300 000 | +10,7 % |
| 6e arrondissement | 41 | 110 000 | 230 000 | 450 000 | +12,2 % |
| 7e arrondissement | 19 | 125 000 | 150 000 | 700 000 | -14,3 % |
| 8e arrondissement | 55 | 155 600 | 260 000 | 500 000 | +37,5 % |
| 9e arrondissement | 91 | 63 650 | 150 000 | 300 000 | -16,7 % |
| 10e arrondissement | 57 | 43 400 | 150 000 | 330 000 | +50,0 % |
| 11e arrondissement | 92 | 55 000 | 130 000 | 285 000 | 0,0 % |
| 12e arrondissement | 53 | 35 000 | 65 000 | 160 000 | -50,0 % |
| 13e arrondissement | 47 | 65 000 | 140 000 | 240 000 | +7,7 % |
| 14e arrondissement | 42 | 50 000 | 140 000 | 400 000 | +40,0 % |
| 15e arrondissement | 78 | 40 000 | 80 000 | 280 000 | -27,3 % |
| 16e arrondissement | 53 | 50 000 | 137 500 | 295 000 | -14,1 % |
| 17e arrondissement | 90 | 50 000 | 140 000 | 315 000 | +7,7 % |
| 18e arrondissement | 56 | 60 000 | 125 000 | 280 000 | +19,0 % |
| 19e arrondissement | 44 | 55 000 | 140 000 | 270 000 | +40,0 % |
| 20e arrondissement | 60 | 60 000 | 120 000 | 290 000 | +9,1 % |
Méthodologie
Les chiffres de ce baromètre proviennent du BODACC, le Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales, diffusé en open data par la Direction de l'information légale et administrative. L'extraction couvre le département de Paris (75) et les annonces publiées du 1er janvier 2008 au 8 septembre 2026, soit 66 054 annonces, dont 41 022 cessions de fonds de commerce assorties d'un prix exprimé en euros. La présente édition en isole les 1 067 publiées au premier semestre 2019.
Le champ retenu est le suivant : nature « fonds de commerce », mode « achat », prix exprimé en euros, adresse située dans un code postal parisien. Les apports, les donations, les partages, les cessions de droit au bail seul et les plans de cession en procédure collective sont exclus, parce qu'ils n'obéissent pas à la même formation de prix. Les prix en francs sont exclus. Les doublons de publication (même rue, même numéro, même prix, même activité) sont supprimés avant calcul.
Les indicateurs publiés sont le premier quartile, la médiane et le troisième quartile, calculés sur les prix bruts, sans redressement ni pondération. La médiane est le prix qui sépare le marché en deux moitiés : la moitié des fonds se sont vendus moins cher, l'autre moitié plus cher. Le premier quartile et le troisième quartile délimitent la moitié centrale des transactions. Convention de calcul, identique dans toutes les éditions : la valeur publiée est celle qui occupe le rang arrondi correspondant dans la série triée des prix. Pour un effectif pair, la médiane publiée est donc un prix réellement observé, et non la moyenne des deux prix centraux. Un recalcul utilisant la seconde convention peut donner un résultat légèrement différent sur les petits effectifs.
Le classement sectoriel est automatique : il s'appuie sur le libellé d'activité publié dans l'annonce. Un fonds dont l'annonce ne décrit pas l'activité reste non classé. Ce classement suit l'usage commercial (ce que le commerce vend), pas la nomenclature NAF.
Avertissement de méthode
L'avertissement suivant est repris mot pour mot de la fiche de méthode de l'extraction, sans modification :
Le prix publié au BODACC est le prix stipulé dans l'acte de cession, déclaré pour permettre l'opposition des créanciers. Il porte sur le fonds de commerce dans son ensemble et non sur le seul droit au bail. Il n'inclut pas les stocks, qui font l'objet d'un règlement séparé. Les statistiques publiées sont des médianes et des quartiles, jamais des moyennes, afin de neutraliser les cessions atypiques.
Les limites de ce baromètre
Le BODACC publie à la date de parution de l'annonce, pas à la date de l'acte de cession. Un baromètre semestriel décrit donc les annonces parues pendant le semestre, et non les affaires signées pendant le semestre. Ce décalage est mesurable : sur les 549 annonces de l'extraction où la date de l'acte est explicitement mentionnée et lisible (1,3 % des cessions retenues), le délai médian entre l'acte et la parution est de 26 jours, avec un premier quartile à 16 jours et un troisième quartile à 41 jours. Il déplace mécaniquement une partie des ventes de fin de période sur la période suivante.
Deuxième limite : le prix publié ne se compare pas d'un fonds à l'autre sans précaution. Il ne dit rien de la surface, du loyer, du chiffre d'affaires ni de l'état du bail. Deux fonds vendus au même prix dans la même rue peuvent recouvrir des situations très différentes.
Troisième limite : les seuils. Une médiane calculée sur quelques annonces n'est pas une médiane de marché. Ce baromètre ne calcule aucune variation en pourcentage lorsque l'un des deux semestres comparés compte moins de 15 cessions, et ne commente aucun secteur en dessous de 15 cessions sur le semestre. Les effectifs sont alors donnés bruts.
Quatrième limite : le BODACC ne recense que les cessions soumises à publicité légale. Les cessions de titres de société exploitant un fonds, très fréquentes au-dessus d'un certain montant, n'y figurent pas. Le marché décrit ici est celui des fonds de commerce vendus en tant que fonds.
Comment citer cette édition
Baromètre des cessions de fonds de commerce à Paris, premier semestre 2019, Point de Vente, édition publiée le 8 septembre 2026, d'après les annonces BODACC (open data DILA). Période couverte : du 1er janvier 2019 au 30 juin 2019.
Note d'édition : cette édition est rétrospective. Elle a été calculée et publiée le 8 septembre 2026 à partir des annonces parues au premier semestre 2019, afin que la série semestrielle soit disponible en entier dès le lancement du baromètre. Elle ne prétend pas avoir été rédigée à l'époque.
Le second semestre 2026 n'est pas publié : les données s'arrêtent au 8 septembre 2026 et le semestre est incomplet. Il le sera à partir de janvier 2027.