Voyageurs, navetteurs et amateurs de lecture nomade : exploiter l'effet gares
Les gares font du 10ème un cas à part. Une librairie ou une papeterie bien placée sur les axes de circulation entre les stations de métro, les quais et les rues commerçantes capte un flux continu que peu d'arrondissements peuvent offrir.
- Le livre de poche et le roman pour le trajet : les voyageurs de la Gare du Nord, notamment ceux qui rejoignent les Hauts-de-France, la Belgique ou le Royaume-Uni, et ceux de la Gare de l'Est, qui partent vers l'Alsace, la Lorraine ou l'Allemagne, achètent des romans, des polars et des livres de poche pour occuper leur trajet
- Les guides de voyage et les livres en langues étrangères : l'arrivée de visiteurs européens, britanniques ou allemands crée une demande de guides sur Paris, de plans, de cartes et d'ouvrages en anglais ou en allemand, et la sélection peut être calibrée selon les destinations dominantes de chaque gare
- La papeterie de dernière minute : cartes postales, carnets, stylos, petits cadeaux et fournitures de voyage répondent à des achats d'impulsion, avec un panier moyen modéré mais un volume régulier tout au long de la journée
- Des horaires étendus comme atout concurrentiel : dans un secteur où les premiers trains partent tôt et où les arrivées se prolongent tard, l'amplitude d'ouverture peut faire la différence, à condition que le bail et le dimensionnement du personnel le permettent
- Une clientèle de passage qui ne fidélise pas : le revers de l'effet gares tient à la faiblesse de la fidélité : les voyageurs achètent une fois, puis disparaissent, et seule la clientèle de quartier garantit la stabilité du chiffre d'affaires sur la durée
- Un équilibre à vérifier lors de la reprise : nos conseillers analysent la part du chiffre d'affaires réalisée auprès des voyageurs et celle réalisée auprès des habitants, pour s'assurer que le commerce ne dépend pas d'une seule source de flux