Grands magasins, Opéra, Pigalle : trois générateurs de flux aux temporalités commerciales très différentes
- Printemps et Galeries Lafayette : un flux de 35 millions de visiteurs annuels dont l'influence s'exerce bien au-delà du périmètre immédiat des stations Havre-Caumartin et Chaussée d'Antin : les deux plus grandes destinations de shopping au monde concentrées dans le 9ème génèrent un flux de visiteurs dont l'influence commerciale s'étend sur plusieurs centaines de mètres autour des stations de métro Havre-Caumartin et Chaussée d'Antin des consommateurs qui arrivent au métro avec une intention d'achat très précise orientée vers les grands magasins mais dont une fraction significative effectue des achats complémentaires dans les commerces proches des stations sur leur chemin d'accès ou de retour une clientèle de chalandise annexe dont la valeur pour les commerces indépendants bien positionnés sur les axes d'accès aux grands magasins est réelle et mesurable
- L'Opéra Garnier : un générateur de flux nocturne de haute qualité dont les sorties de spectacles constituent des créneaux commerciaux très prévisibles : les sorties de spectacles de l'Opéra Garnier généralement entre 22h et 23h plusieurs fois par semaine génèrent un flux de spectateurs cultivés et aisés dont les comportements de consommation après spectacle sont très spécifiques et très différents de ceux des touristes des grands magasins des restaurants qui cherchent un dîner tardif, des bars qui proposent un verre de décompression, des boutiques dont les horaires s'étendent au-delà de 22h pour capter cette clientèle d'un soir des comportements d'achat nocturnes dont les locaux commerciaux proches de la station Opéra peuvent tirer parti à des créneaux horaires que la plupart des commerces parisiens ont abandonnés
- Pigalle : un flux nocturne d'une intensité particulière dont la nature a profondément évolué avec la transformation du quartier : la station Pigalle générait historiquement un flux nocturne lié aux cabarets et à l'animation festive du boulevard de Clichy une réalité qui subsiste mais qui coexiste aujourd'hui avec un flux gastronomique et culturel de SoPi d'une nature très différente des jeunes actifs et des touristes gastronomiques qui fréquentent le quartier pour ses restaurants créatifs et ses bars à vins naturels, générant un flux nocturne d'une qualité et d'une diversité très supérieures à ce que l'image historique de Pigalle laisse anticiper et qui créent pour les locaux commerciaux proches de la station des opportunités commerciales nocturnes d'un profil beaucoup plus diversifié