Ce que vous devez savoir avant de reprendre un restaurant japonais ou sushi bar dans le 8ème arrondissement
- Une clientèle d'affaires japonaise en déplacement dont les standards de référence sont ceux de Ginza : les cadres japonais qui travaillent dans les filiales parisiennes des grandes entreprises nippones concentrées dans le 8ème et les voyageurs d'affaires japonais en transit dans les palaces de l'arrondissement constituent une clientèle dont les standards de référence sont ceux des meilleurs restaurants de Ginza ou de Marunouchi une clientèle dont la satisfaction nécessite un niveau d'excellence technique et une authenticité des produits que seuls les restaurants dont le chef a une formation au Japon peuvent garantir de façon crédible
- Une stratification interne du 8ème qui génère des profils de restauration japonaise très différents selon le secteur : entre le Triangle d'Or dont les restaurants japonais doivent rivaliser en standing avec les palaces environnants, le secteur Madeleine dont la clientèle d'affaires cherche un déjeuner japonais qualitatif et efficace, et le secteur Saint-Lazare dont les besoins de restauration sont plus accessibles et plus fonctionnels trois micro-marchés de la restauration japonaise aux logiques si différentes que le modèle économique optimal varie radicalement selon le secteur ciblé
- Des loyers commerciaux d'une amplitude extrême entre le Triangle d'Or et le secteur Saint-Lazare : les loyers des locaux commerciaux dans le Triangle d'Or figurent parmi les plus élevés du monde pour la restauration, tandis que ceux du secteur Saint-Lazare restent encore accessibles pour un positionnement de qualité une amplitude qui génère des modèles économiques de restaurants japonais très différents selon le secteur et qui impose une analyse rigoureuse du rapport entre le coût locatif et le potentiel de chiffre d'affaires pour chaque opportunité
- Une compétition avec les restaurants japonais des palaces parisiens d'une intensité particulière dans le Triangle d'Or : plusieurs des palaces concentrés dans le 8ème disposent de restaurants japonais dont la qualité et le standing sont d'un niveau exceptionnel une concurrence institutionnelle face à laquelle les restaurants indépendants ne peuvent se distinguer qu'en proposant quelque chose que les palaces ne peuvent pas offrir une intimité, une créativité ou une spécialisation régionale que le format grand hôtel ne permet pas
- Une demande de sushi bar de luxe pour les déjeuners d'affaires du Triangle d'Or encore partiellement insatisfaite : malgré la concentration de clientèle d'affaires à très fort pouvoir d'achat dans le Triangle d'Or, l'offre de sushi bars de luxe indépendants dans ce périmètre reste insuffisante par rapport à la demande une fenêtre d'opportunité pour les concepts dont la qualité et le standing sont suffisamment élevés pour s'imposer comme adresse de référence des déjeuners d'affaires du secteur