Le paradoxe commercial du 16ème : une richesse résidentielle exceptionnelle et une vie nocturne volontairement discrète
- Une clientèle résidentielle dont le pouvoir d'achat exceptionnel génère des tickets moyens de consommation très élevés malgré une fréquentation très sélective : dans le 16ème arrondissement dont les résidents dépensent significativement plus par sortie que dans n'importe quel autre arrondissement parisien, les bars avec licence IV bien établis bénéficient de tickets moyens très élevés des consommations de whiskies rares, de champagnes millésimés et de cocktails premium dont les prix unitaires compensent très largement la modestie relative du volume de passages un modèle économique qui impose aux exploitants une gestion des marges d'une rigueur particulière mais qui génère une rentabilité très favorable quand le positionnement et la sélection sont à la hauteur des attentes de la clientèle
- Une culture de la discrétion si profondément ancrée dans le 16ème qu'elle influence directement les types d'établissements avec licence IV qui peuvent y réussir : dans le 16ème arrondissement dont les résidents valorisent la discrétion et l'intimité au-dessus de presque toutes les autres qualités d'un établissement, les bars avec licence IV dont l'animation est trop visible ou trop bruyante depuis la rue sont structurellement inadaptés à l'environnement social du quartier seuls les établissements dont la présence est discrète, dont l'atmosphère est tamisée et dont le personnel respecte une étiquette de service d'une précision protocolaire trouvent leur place durablement dans le tissu commercial très sélectif du 16ème
- Une vie nocturne très différente selon les secteurs de l'arrondissement : Trocadéro touristique versus Auteuil résidentiel : dans le périmètre du Trocadéro dont la fréquentation touristique est très élevée, les bars avec licence IV peuvent développer un modèle touristique dont l'animation est plus visible et les horaires plus étendus, tandis que dans le village d'Auteuil dont l'identité résidentielle est d'une homogénéité remarquable, les établissements avec licence IV doivent s'inscrire dans les codes très précis d'une vie de quartier dont la discrétion et la sérénité sont des valeurs fondamentales deux modèles d'exploitation dont les différences sont suffisamment importantes pour que le choix entre eux constitue une décision stratégique centrale dans toute acquisition de licence IV dans le 16ème