Montmartre et ses licences IV touristiques : le marché de la saisonnalité extrême
- Un flux touristique estival d'une puissance et d'une qualité de consommation nocturne incomparables qui génère des pics de chiffre d'affaires d'une intensité remarquable : les quinze millions de visiteurs annuels de Montmartre dont une fraction très significative prolonge sa visite de la Butte en soirée dans les bars et les brasseries du secteur constituent pour les établissements avec licence IV bien positionnés une clientèle touristique nocturne d'une intensité estivale d'une amplitude que peu d'autres secteurs parisiens peuvent reproduire des soirées de juillet et d'août dont le chiffre d'affaires peut représenter une fraction très importante du revenu annuel de l'établissement et dont la gestion opérationnelle impose une organisation des stocks et des effectifs d'une rigueur et d'une anticipation particulières
- Une saisonnalité d'une amplitude très marquée qui constitue le principal risque opérationnel des licences IV touristiques de Montmartre : la contrepartie de l'intensité estivale du flux touristique de Montmartre est une saisonnalité d'une amplitude très marquée entre les mois de mai à septembre et les mois d'octobre à avril dont les creux peuvent générer des difficultés de trésorerie pour les exploitants dont la gestion financière n'anticipe pas suffisamment cette variation une réalité opérationnelle que Point de Vente analyse avec précision pour chaque établissement proposé dans le secteur Montmartre afin de garantir que le modèle économique est viable sur l'ensemble de l'année
- Une tension entre le positionnement touristique et le positionnement résidentiel des licences IV de Montmartre qui impose des choix éditoriaux très précis : dans le secteur Montmartre dont la coexistence d'un flux touristique mondial et d'une population résidentielle bohème dont les codes gastronomiques sont très développés génère une tension commerciale d'une subtilité particulière, les bars avec licence IV dont le positionnement est trop exclusivement tourné vers le tourisme de masse risquent de perdre la clientèle résidentielle dont la fidélité constitue le socle commercial le plus stable du secteur en basse saison