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Baromètre des cessions de fonds de commerce à Paris, second semestre 2022
Par David Brami, cofondateur de Point de Vente
Mis à jour en septembre 2026
Au second semestre 2022, le nombre de cessions de fonds de commerce publiées au BODACC à Paris progresse à 1 014 annonces, contre 820 au second semestre 2021 (soit 23,7 % de plus), pour un prix médian de 140 000 euros.
Cette édition porte sur les annonces de cession publiées au BODACC entre le 1er juillet 2022 et le 31 décembre 2022, pour le département de Paris. Elle compte 1 014 cessions de fonds de commerce assorties d'un prix en euros. Les statistiques sont des médianes et des quartiles, jamais des moyennes.
Le marché parisien au second semestre 2022 en quatre chiffres
Au second semestre 2022, 1 014 cessions de fonds de commerce parisiennes ont été publiées au BODACC avec un prix, pour une médiane de 140 000 euros, un premier quartile de 50 000 euros et un troisième quartile de 343 000 euros. Un an plus tôt, au second semestre 2021, le marché comptait 820 cessions publiées et une médiane de 130 000 euros, soit +23,7 % sur le volume et +7,7 % sur la médiane. La moitié des fonds cédés se sont donc échangés entre 50 000 et 343 000 euros.
Prix par secteur d'activité au second semestre 2022
Le tableau ci-dessous donne, pour chaque secteur, le nombre de cessions publiées au BODACC au second semestre 2022, le premier quartile, la médiane, le troisième quartile et les variations par rapport au second semestre 2021. Une variation n'est calculée que si les deux semestres comparés comptent au moins 15 cessions ; sinon la case indique les deux effectifs.
| Secteur | Cessions publiées | 1er quartile (€) | Médiane (€) | 3e quartile (€) | Variation de la médiane sur un an | Variation du volume sur un an |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Toutes cessions | 1 014 | 50 000 | 140 000 | 343 000 | +7,7 % | +23,7 % |
| Restauration et débits de boissons | 478 | 100 000 | 190 000 | 350 000 | +11,8 % | +35,0 % |
| Coiffure et beauté | 118 | 10 000 | 22 000 | 63 900 | -12,0 % | +13,5 % |
| Alimentation de détail | 71 | 40 000 | 125 000 | 300 000 | +33,0 % | +26,8 % |
| Services de proximité | 51 | 20 000 | 70 000 | 120 000 | -12,5 % | +41,7 % |
| Prêt-à-porter et accessoires | 44 | 15 200 | 40 000 | 80 000 | 0,0 % | -25,4 % |
| Pharmacie, optique et santé | 29 | 285 000 | 1 150 000 | 1 700 000 | +84,4 % | +7,4 % |
| Boulangerie et pâtisserie | 26 | 170 000 | 330 000 | 490 000 | +10,0 % | +13,0 % |
| Tabac, presse et librairie | 15 | 450 000 | 538 000 | 700 000 | -17,2 % | -21,1 % |
| Nettoyage et travaux | 11 | 15 000 | 136 000 | 485 000 | non calculée (11 et 3 annonces) | non calculée (11 et 3 annonces) |
| Boucherie, charcuterie, poissonnerie | 10 | 343 000 | 400 000 | 800 000 | non calculée (10 et 5 annonces) | non calculée (10 et 5 annonces) |
| Fleurs et animalerie | 9 | 60 000 | 84 000 | 340 000 | non calculée (9 et 5 annonces) | non calculée (9 et 5 annonces) |
| Hôtellerie | 6 | 620 000 | 1 000 000 | 2 100 000 | non calculée (6 et 6 annonces) | non calculée (6 et 6 annonces) |
| Équipement de la maison | 6 | 130 000 | 150 000 | 198 000 | non calculée (6 et 10 annonces) | non calculée (6 et 10 annonces) |
Secteurs comptant moins de 5 cessions publiées sur le semestre, donnés en effectif seul, sans statistique de prix : sport et loisirs (3), garage et automobile (1).
Sur les 1 014 cessions du semestre, 136 ne portent pas de libellé d'activité permettant un classement automatique par secteur. Elles entrent dans la ligne « toutes cessions » et dans les statistiques par arrondissement, pas dans les lignes sectorielles.
Lecture secteur par secteur
Seuls les secteurs comptant au moins 15 cessions publiées au second semestre 2022 font l'objet d'un commentaire. En dessous de ce seuil, une médiane reste un chiffre, mais elle ne décrit plus un marché.
Restauration et débits de boissons
La restauration totalise 478 cessions publiées au second semestre 2022, pour un prix médian de 190 000 euros. Le volume progresse de 35,0 % sur un an (354 cessions au second semestre 2021). La médiane monte de 11,8 %, contre 170 000 euros au second semestre 2021.
Coiffure et beauté
La coiffure et la beauté totalisent 118 cessions publiées au second semestre 2022, pour un prix médian de 22 000 euros. Le volume progresse de 13,5 % sur un an (104 cessions au second semestre 2021). La médiane descend de 12,0 %, contre 25 000 euros au second semestre 2021. C'est le volume le plus élevé pour ce secteur sur un second semestre depuis 2019. La dispersion est très large : le premier quartile est à 10 000 euros et le troisième à 63 900 euros. Une médiane seule ne suffit pas à situer un fonds de ce secteur.
Alimentation de détail
L'alimentation de détail totalise 71 cessions publiées au second semestre 2022, pour un prix médian de 125 000 euros. Le volume progresse de 26,8 % sur un an (56 cessions au second semestre 2021). L'écart avec l'année précédente est un bond de 33,0 % (médiane de 94 000 euros au second semestre 2021). L'amplitude tient autant à la composition des fonds cédés qu'à une évolution des prix eux-mêmes. La médiane atteint son point haut de la série ouverte en 2019. La dispersion est très large : le premier quartile est à 40 000 euros et le troisième à 300 000 euros. Une médiane seule ne suffit pas à situer un fonds de ce secteur. Le 18e arrondissement concentre 11 de ces 71 cessions.
Services de proximité
Les services de proximité totalisent 51 cessions publiées au second semestre 2022, pour un prix médian de 70 000 euros. Le volume progresse de 41,7 % sur un an (36 cessions au second semestre 2021). La médiane descend de 12,5 %, contre 80 000 euros au second semestre 2021. C'est le volume le plus élevé pour ce secteur sur un second semestre depuis 2019. La médiane touche son point bas de la série ouverte en 2019. La dispersion est très large : le premier quartile est à 20 000 euros et le troisième à 120 000 euros. Une médiane seule ne suffit pas à situer un fonds de ce secteur. Le 14e arrondissement concentre 9 de ces 51 cessions.
Prêt-à-porter et accessoires
Le prêt-à-porter et les accessoires totalisent 44 cessions publiées au second semestre 2022, pour un prix médian de 40 000 euros. Le volume recule de 25,4 % sur un an (59 cessions au second semestre 2021). La médiane est quasi inchangée (40 000 euros un an plus tôt). C'est le volume le plus faible pour ce secteur sur un second semestre depuis 2019.
Pharmacie, optique et santé
La pharmacie, l'optique et la santé totalisent 29 cessions publiées au second semestre 2022, pour un prix médian de 1 150 000 euros. Le volume progresse de 7,4 % sur un an (27 cessions au second semestre 2021). L'écart avec l'année précédente est un bond de 84,4 % (médiane de 623 700 euros au second semestre 2021). Sur 29 cessions seulement, quelques transactions atypiques suffisent à produire un tel écart. La médiane atteint son point haut de la série ouverte en 2019.
Boulangerie et pâtisserie
La boulangerie et la pâtisserie totalisent 26 cessions publiées au second semestre 2022, pour un prix médian de 330 000 euros. Le volume progresse de 13,0 % sur un an (23 cessions au second semestre 2021). La médiane monte de 10,0 %, contre 300 000 euros au second semestre 2021.
Tabac, presse et librairie
Le tabac, la presse et la librairie totalisent 15 cessions publiées au second semestre 2022, pour un prix médian de 538 000 euros. Le volume recule de 21,1 % sur un an (19 cessions au second semestre 2021). L'écart avec l'année précédente est un décrochage de 17,2 % (médiane de 650 000 euros au second semestre 2021). Sur 15 cessions seulement, quelques transactions atypiques suffisent à produire un tel écart. C'est le volume le plus faible pour ce secteur sur un second semestre depuis 2019. Les prix sont resserrés autour de la médiane, de 450 000 euros au premier quartile à 700 000 euros au troisième.
Secteurs non commentés faute d'observations
Les secteurs suivants comptent moins de 15 cessions publiées au second semestre 2022. Leurs médianes sont indiquées pour mémoire, sans commentaire ni variation : nettoyage et travaux (11 cessions, médiane 136 000 euros), boucherie, charcuterie, poissonnerie (10 cessions, médiane 400 000 euros), fleurs et animalerie (9 cessions, médiane 84 000 euros), hôtellerie (6 cessions, médiane 1 000 000 euros), équipement de la maison (6 cessions, médiane 150 000 euros), sport et loisirs (3 cessions, médiane non publiée), garage et automobile (1 cessions, médiane non publiée).
Les arrondissements au second semestre 2022
Au second semestre 2022, le 11e arrondissement est l'arrondissement le plus actif du marché parisien des fonds de commerce, avec 94 cessions publiées au BODACC. La médiane la plus élevée revient au 1er arrondissement (480 000 euros sur 23 cessions), la plus basse au 18e arrondissement (90 000 euros sur 58 cessions). L'écart entre ces deux arrondissements est d'un facteur 5,3 : la géographie pèse davantage sur le prix que la moyenne parisienne ne le laisse voir. La plus forte hausse de médiane sur un an est enregistrée dans le 12e arrondissement (60 000 euros au second semestre 2021, 154 000 euros au second semestre 2022, soit une hausse de 156,7 %). Le repli le plus marqué concerne le 18e arrondissement (144 000 euros au second semestre 2021, 90 000 euros au second semestre 2022, soit une baisse de 37,5 %). Les variations du tableau ne sont calculées que pour les arrondissements comptant au moins 15 cessions publiées lors des deux semestres comparés, et les mouvements commentés ci-dessus ne retiennent que les arrondissements dépassant 30 cessions de part et d'autre. Un arrondissement parisien ne compte que quelques dizaines de cessions publiées par semestre. Sa médiane bouge donc autant sous l'effet de la composition des fonds vendus que sous celui des prix : ces variations se lisent comme des ordres de grandeur, pas comme un indice de prix.
| Arrondissement | Cessions publiées | 1er quartile (€) | Médiane (€) | 3e quartile (€) | Variation de la médiane sur un an |
|---|---|---|---|---|---|
| 1er arrondissement | 23 | 85 000 | 480 000 | 800 000 | +60,0 % |
| 2e arrondissement | 39 | 100 000 | 205 000 | 594 203 | +95,2 % |
| 3e arrondissement | 31 | 60 000 | 150 000 | 450 000 | +70,9 % |
| 4e arrondissement | 15 | 86 000 | 125 000 | 270 000 | non calculée (15 et 13 annonces) |
| 5e arrondissement | 54 | 50 000 | 130 000 | 280 000 | +23,8 % |
| 6e arrondissement | 32 | 100 000 | 220 000 | 516 000 | +58,8 % |
| 7e arrondissement | 21 | 85 000 | 300 000 | 450 000 | +150,0 % |
| 8e arrondissement | 41 | 50 000 | 140 000 | 380 000 | -31,9 % |
| 9e arrondissement | 70 | 75 000 | 160 000 | 300 000 | +3,1 % |
| 10e arrondissement | 65 | 50 000 | 150 000 | 330 000 | -16,7 % |
| 11e arrondissement | 94 | 40 000 | 110 000 | 280 000 | +3,4 % |
| 12e arrondissement | 47 | 76 000 | 154 000 | 450 000 | +156,7 % |
| 13e arrondissement | 50 | 41 344 | 138 000 | 300 000 | +15,0 % |
| 14e arrondissement | 59 | 25 000 | 130 000 | 280 000 | +58,5 % |
| 15e arrondissement | 79 | 30 000 | 113 000 | 270 000 | +2,7 % |
| 16e arrondissement | 70 | 31 000 | 130 000 | 530 000 | -35,0 % |
| 17e arrondissement | 68 | 40 000 | 167 000 | 350 000 | +28,5 % |
| 18e arrondissement | 58 | 35 000 | 90 000 | 250 000 | -37,5 % |
| 19e arrondissement | 48 | 40 000 | 110 000 | 200 000 | -21,4 % |
| 20e arrondissement | 50 | 50 000 | 120 000 | 250 000 | +50,0 % |
Méthodologie
Les chiffres de ce baromètre proviennent du BODACC, le Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales, diffusé en open data par la Direction de l'information légale et administrative. L'extraction couvre le département de Paris (75) et les annonces publiées du 1er janvier 2008 au 8 septembre 2026, soit 66 054 annonces, dont 41 022 cessions de fonds de commerce assorties d'un prix exprimé en euros. La présente édition en isole les 1 014 publiées au second semestre 2022.
Le champ retenu est le suivant : nature « fonds de commerce », mode « achat », prix exprimé en euros, adresse située dans un code postal parisien. Les apports, les donations, les partages, les cessions de droit au bail seul et les plans de cession en procédure collective sont exclus, parce qu'ils n'obéissent pas à la même formation de prix. Les prix en francs sont exclus. Les doublons de publication (même rue, même numéro, même prix, même activité) sont supprimés avant calcul.
Les indicateurs publiés sont le premier quartile, la médiane et le troisième quartile, calculés sur les prix bruts, sans redressement ni pondération. La médiane est le prix qui sépare le marché en deux moitiés : la moitié des fonds se sont vendus moins cher, l'autre moitié plus cher. Le premier quartile et le troisième quartile délimitent la moitié centrale des transactions. Convention de calcul, identique dans toutes les éditions : la valeur publiée est celle qui occupe le rang arrondi correspondant dans la série triée des prix. Pour un effectif pair, la médiane publiée est donc un prix réellement observé, et non la moyenne des deux prix centraux. Un recalcul utilisant la seconde convention peut donner un résultat légèrement différent sur les petits effectifs.
Le classement sectoriel est automatique : il s'appuie sur le libellé d'activité publié dans l'annonce. Un fonds dont l'annonce ne décrit pas l'activité reste non classé. Ce classement suit l'usage commercial (ce que le commerce vend), pas la nomenclature NAF.
Avertissement de méthode
L'avertissement suivant est repris mot pour mot de la fiche de méthode de l'extraction, sans modification :
Le prix publié au BODACC est le prix stipulé dans l'acte de cession, déclaré pour permettre l'opposition des créanciers. Il porte sur le fonds de commerce dans son ensemble et non sur le seul droit au bail. Il n'inclut pas les stocks, qui font l'objet d'un règlement séparé. Les statistiques publiées sont des médianes et des quartiles, jamais des moyennes, afin de neutraliser les cessions atypiques.
Les limites de ce baromètre
Le BODACC publie à la date de parution de l'annonce, pas à la date de l'acte de cession. Un baromètre semestriel décrit donc les annonces parues pendant le semestre, et non les affaires signées pendant le semestre. Ce décalage est mesurable : sur les 549 annonces de l'extraction où la date de l'acte est explicitement mentionnée et lisible (1,3 % des cessions retenues), le délai médian entre l'acte et la parution est de 26 jours, avec un premier quartile à 16 jours et un troisième quartile à 41 jours. Il déplace mécaniquement une partie des ventes de fin de période sur la période suivante.
Deuxième limite : le prix publié ne se compare pas d'un fonds à l'autre sans précaution. Il ne dit rien de la surface, du loyer, du chiffre d'affaires ni de l'état du bail. Deux fonds vendus au même prix dans la même rue peuvent recouvrir des situations très différentes.
Troisième limite : les seuils. Une médiane calculée sur quelques annonces n'est pas une médiane de marché. Ce baromètre ne calcule aucune variation en pourcentage lorsque l'un des deux semestres comparés compte moins de 15 cessions, et ne commente aucun secteur en dessous de 15 cessions sur le semestre. Les effectifs sont alors donnés bruts.
Quatrième limite : le BODACC ne recense que les cessions soumises à publicité légale. Les cessions de titres de société exploitant un fonds, très fréquentes au-dessus d'un certain montant, n'y figurent pas. Le marché décrit ici est celui des fonds de commerce vendus en tant que fonds.
Comment citer cette édition
Baromètre des cessions de fonds de commerce à Paris, second semestre 2022, Point de Vente, édition publiée le 8 septembre 2026, d'après les annonces BODACC (open data DILA). Période couverte : du 1er juillet 2022 au 31 décembre 2022.
Note d'édition : cette édition est rétrospective. Elle a été calculée et publiée le 8 septembre 2026 à partir des annonces parues au second semestre 2022, afin que la série semestrielle soit disponible en entier dès le lancement du baromètre. Elle ne prétend pas avoir été rédigée à l'époque.
Le second semestre 2026 n'est pas publié : les données s'arrêtent au 8 septembre 2026 et le semestre est incomplet. Il le sera à partir de janvier 2027.