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ILC, indice des loyers commerciaux : définition, dernière valeur et série complète

ILC, indice des loyers commerciaux : dernière valeur 135,26 au premier trimestre 2026, -0,45 % sur un an. Série INSEE complète.

Baux commerciaux

L'ILC, indice des loyers commerciaux, est un indice trimestriel publié par l'INSEE qui sert de référence pour indexer le loyer des baux commerciaux portant sur des locaux affectés à une activité commerciale ou artisanale. Sa dernière valeur connue est 135,26 au premier trimestre 2026, soit -0,45 % sur un an et +0,48 % sur un trimestre. La série publiée par l'INSEE compte 85 trimestres, du premier trimestre 2005 au premier trimestre 2026, et elle est reproduite en entier plus bas, sans retraitement.

Qu'est-ce que l'ILC ?

L'ILC, indice des loyers commerciaux, est un indice trimestriel publié par l'INSEE qui sert de référence pour indexer le loyer des baux commerciaux portant sur des locaux affectés à une activité commerciale ou artisanale. Il est publié une fois par trimestre par l'Institut national de la statistique et des études économiques, sous l'identifiant de série idbank 001532540. Son intitulé officiel est : Indice des loyers commerciaux (ILC) - Base 100 au 1er trimestre 2008.

Quelle est la dernière valeur connue de l'ILC ?

La dernière valeur connue de l'ILC est 135,26, au premier trimestre 2026. Sur un an, l'indice varie de -0,45 % par rapport au premier trimestre 2025 (135,87). Sur un trimestre, il varie de +0,48 % par rapport au quatrième trimestre 2025 (134,62). La série a été mise à jour par l'INSEE le 24 juin 2026, et les données de cette page ont été extraites le 8 septembre 2026. Le détail de ce trimestre, avec son effet sur un loyer indexé, est sur la page ILC premier trimestre 2026.

À quels baux l'ILC s'applique-t-il ?

L'ILC s'applique aux baux commerciaux dont le locataire exerce une activité commerciale ou artisanale : commerce de détail, restauration, café, hôtellerie, salon de coiffure, boulangerie, atelier d'artisan. Il ne s'applique pas aux locaux à usage exclusif de bureaux ni aux activités tertiaires, qui relèvent de l'ILAT.

L'indice qui s'applique à un bail est celui que le bail désigne dans sa clause d'échelle mobile. Avant tout calcul, la première vérification porte donc sur le texte du bail : quel indice, quel trimestre de référence, quelle date anniversaire.

Comment l'ILC est-il calculé ?

L'ILC est un indice composite. Il est construit à partir de l'indice des prix à la consommation, de l'indice du coût de la construction et de l'indice du chiffre d'affaires du commerce de détail en valeur, chacun entrant dans la formule avec une pondération fixée par voie réglementaire. La composition de la formule a été modifiée depuis la création de l'indice. Les pondérations sont fixées par décret et publiées par l'INSEE avec chaque indice.

Comment indexer un loyer avec l'ILC ?

Le calcul est un rapport entre deux valeurs de l'indice séparées d'un an : nouveau loyer égale loyer en cours multiplié par l'indice de référence divisé par l'indice de base. L'indice de base est celui du trimestre désigné par le bail lors de la dernière indexation, l'indice de référence est celui du même trimestre un an plus tard. Trois erreurs reviennent constamment : prendre le dernier indice publié au lieu du trimestre désigné par le bail, comparer au trimestre précédent au lieu du même trimestre de l'année précédente, et appliquer une indexation alors que le bail ne contient aucune clause d'échelle mobile.

Une baisse de l'indice fait-elle baisser le loyer ?

Non, pas automatiquement : une baisse de l'indice ne fait baisser le loyer que si la clause d'échelle mobile du bail est rédigée pour jouer dans les deux sens. C'est le point que presque personne ne traite correctement, et c'est pourtant le seul qui compte quand l'indice recule.

Trois cas se présentent en pratique.

Premier cas, la clause est rédigée de façon neutre : le loyer varie chaque année dans la même proportion que l'indice, à la hausse comme à la baisse. L'indice recule, le loyer recule d'autant. C'est la lecture mécanique de la clause, et c'est la plus fréquente quand le bail a été rédigé sans précaution particulière pour le bailleur.

Deuxième cas, la clause contient une stipulation de sens unique : le loyer ne peut jamais être inférieur au loyer de la période précédente, ou l'indexation ne joue qu'à la hausse. Le loyer reste alors au niveau atteint l'année précédente. Ce type de clause est discuté : une clause qui fausse le jeu normal de l'indexation en interdisant toute variation à la baisse peut être contestée. Ce point relève de l'appréciation judiciaire, il ne se tranche pas en lisant un indice.

Troisième cas, la clause prévoit que l'indexation ne s'applique que sur demande du bailleur, ou dans un délai déterminé. Si personne ne la met en oeuvre, le loyer ne bouge pas, quel que soit le sens de l'indice.

Deux précisions valables dans tous les cas. L'indexation compare le trimestre de référence du bail au même trimestre de l'année précédente, jamais au trimestre précédent : un indice qui recule d'un trimestre sur l'autre peut très bien rester en hausse sur un an, et l'inverse est vrai aussi. Et l'indexation annuelle par la clause d'échelle mobile est un mécanisme distinct de la révision ouverte lorsque le loyer se trouve augmenté ou diminué de plus d'un quart par le jeu de cette clause (article L145-39 du Code de commerce), elle-même distincte du plafonnement du loyer de renouvellement, qui obéit à ses propres règles.

La réponse à la question dépend donc du texte de votre bail, pas de la valeur de l'indice. Relisez la clause avant de faire un calcul.

Indexation annuelle, révision, renouvellement : trois mécanismes à ne pas confondre

L'indexation annuelle, la révision et le renouvellement sont trois mécanismes différents, avec trois déclencheurs différents. Les confondre conduit à des calculs faux et à des demandes mal fondées.

L'indexation annuelle joue par la clause d'échelle mobile du bail. Elle est automatique si le bail la prévoit, elle intervient à la date anniversaire convenue, et elle applique la variation de l'indice désigné par le bail entre deux trimestres de référence séparés d'un an. Sans clause d'échelle mobile, il n'y a pas d'indexation annuelle : le loyer reste identique d'une année sur l'autre.

La révision prévue à l'article L145-39 du Code de commerce est ouverte lorsque, par le jeu de la clause d'échelle mobile, le loyer se trouve augmenté ou diminué de plus d'un quart par rapport au prix précédemment fixé contractuellement ou par décision judiciaire. Elle ne se déclenche pas à une date fixe : elle se déclenche quand ce seuil est franchi, et elle suppose une demande.

Le plafonnement du loyer de renouvellement est encore autre chose. Il intervient à la fin du bail, quand le loyer est refixé pour la période suivante, et il obéit à ses propres règles, avec ses propres cas de déplafonnement. Un indice qui recule ne dit rien, à lui seul, du loyer de renouvellement.

Retenez la séparation : la clause d'échelle mobile fait varier le loyer en cours de bail, le renouvellement refixe le loyer pour un nouveau bail.

Série complète de l'ILC publiée par l'INSEE

Le tableau ci-dessous reprend les 85 valeurs trimestrielles publiées par l'INSEE, du premier trimestre 2005 au premier trimestre 2026, sans retraitement. Les deux colonnes de variation sont calculées à partir de ces valeurs.

Trimestre Valeur de l'indice Variation sur un trimestre Variation sur un an
T1 2005 92,15 non calculable non calculable
T2 2005 92,46 +0,34 % non calculable
T3 2005 92,86 +0,43 % non calculable
T4 2005 93,46 +0,65 % non calculable
T1 2006 94,21 +0,80 % +2,24 %
T2 2006 95,00 +0,84 % +2,75 %
T3 2006 95,80 +0,84 % +3,17 %
T4 2006 96,40 +0,63 % +3,15 %
T1 2007 96,81 +0,43 % +2,76 %
T2 2007 97,45 +0,66 % +2,58 %
T3 2007 98,07 +0,64 % +2,37 %
T4 2007 98,90 +0,85 % +2,59 %
T1 2008 100,00 +1,11 % +3,30 %
T2 2008 101,20 +1,20 % +3,85 %
T3 2008 102,46 +1,25 % +4,48 %
T4 2008 103,01 +0,54 % +4,16 %
T1 2009 102,73 -0,27 % +2,73 %
T2 2009 102,05 -0,66 % +0,84 %
T3 2009 101,21 -0,82 % -1,22 %
T4 2009 101,07 -0,14 % -1,88 %
T1 2010 101,36 +0,29 % -1,33 %
T2 2010 101,83 +0,46 % -0,22 %
T3 2010 102,36 +0,52 % +1,14 %
T4 2010 102,92 +0,55 % +1,83 %
T1 2011 103,64 +0,70 % +2,25 %
T2 2011 104,44 +0,77 % +2,56 %
T3 2011 105,31 +0,83 % +2,88 %
T4 2011 106,28 +0,92 % +3,26 %
T1 2012 107,01 +0,69 % +3,25 %
T2 2012 107,65 +0,60 % +3,07 %
T3 2012 108,17 +0,48 % +2,72 %
T4 2012 108,34 +0,16 % +1,94 %
T1 2013 108,53 +0,18 % +1,42 %
T2 2013 108,50 -0,03 % +0,79 %
T3 2013 108,47 -0,03 % +0,28 %
T4 2013 108,46 -0,01 % +0,11 %
T1 2014 108,50 +0,04 % -0,03 %
T2 2014 108,50 0,00 % 0,00 %
T3 2014 108,52 +0,02 % +0,05 %
T4 2014 108,47 -0,05 % +0,01 %
T1 2015 108,32 -0,14 % -0,17 %
T2 2015 108,38 +0,06 % -0,11 %
T3 2015 108,38 0,00 % -0,13 %
T4 2015 108,41 +0,03 % -0,06 %
T1 2016 108,40 -0,01 % +0,07 %
T2 2016 108,40 0,00 % +0,02 %
T3 2016 108,56 +0,15 % +0,17 %
T4 2016 108,91 +0,32 % +0,46 %
T1 2017 109,46 +0,51 % +0,98 %
T2 2017 110,00 +0,49 % +1,48 %
T3 2017 110,78 +0,71 % +2,04 %
T4 2017 111,33 +0,50 % +2,22 %
T1 2018 111,87 +0,49 % +2,20 %
T2 2018 112,59 +0,64 % +2,35 %
T3 2018 113,45 +0,76 % +2,41 %
T4 2018 114,06 +0,54 % +2,45 %
T1 2019 114,64 +0,51 % +2,48 %
T2 2019 115,21 +0,50 % +2,33 %
T3 2019 115,60 +0,34 % +1,90 %
T4 2019 116,16 +0,48 % +1,84 %
T1 2020 116,23 +0,06 % +1,39 %
T2 2020 115,42 -0,70 % +0,18 %
T3 2020 115,70 +0,24 % +0,09 %
T4 2020 115,79 +0,08 % -0,32 %
T1 2021 116,73 +0,81 % +0,43 %
T2 2021 118,41 +1,44 % +2,59 %
T3 2021 119,70 +1,09 % +3,46 %
T4 2021 118,59 -0,93 % +2,42 %
T1 2022 120,61 +1,70 % +3,32 %
T2 2022 123,65 +2,52 % +4,43 %
T3 2022 126,13 +2,01 % +5,37 %
T4 2022 126,05 -0,06 % +6,29 %
T1 2023 128,68 +2,09 % +6,69 %
T2 2023 131,81 +2,43 % +6,60 %
T3 2023 133,66 +1,40 % +5,97 %
T4 2023 132,63 -0,77 % +5,22 %
T1 2024 134,58 +1,47 % +4,59 %
T2 2024 136,72 +1,59 % +3,73 %
T3 2024 137,71 +0,72 % +3,03 %
T4 2024 135,30 -1,75 % +2,01 %
T1 2025 135,87 +0,42 % +0,96 %
T2 2025 136,81 +0,69 % +0,07 %
T3 2025 137,09 +0,20 % -0,45 %
T4 2025 134,62 -1,80 % -0,50 %
T1 2026 135,26 +0,48 % -0,45 %

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Questions fréquentes

Qu'est-ce que l'ILC, en une phrase ? L'ILC, indice des loyers commerciaux, est un indice trimestriel publié par l'INSEE qui sert de référence pour indexer le loyer des baux commerciaux portant sur des locaux affectés à une activité commerciale ou artisanale.

Quel est le dernier ILC publié ? 135,26, au premier trimestre 2026, soit -0,45 % sur un an. L'INSEE publie un nouvel indice chaque trimestre, et cette page est régénérée à chaque publication.

Mon bail parle d'un indice, comment savoir lequel s'applique ? Le bail le désigne nommément dans sa clause d'échelle mobile. Si la clause désigne un indice qui n'existe plus ou qui n'est plus utilisable pour ce type de bail, le remplacement ne se fait pas tout seul : il faut un avenant ou, à défaut d'accord, une décision de justice.

Puis-je utiliser l'ILC pour un local mixte ? C'est la clause qui tranche, et le critère pratique est l'activité réellement exercée dans les locaux. Un local partagé entre commerce et bureaux mérite une clause explicite, sans quoi le calcul sera discuté à chaque indexation.

Où sont les données brutes ? Elles viennent de la Banque de données macroéconomiques de l'INSEE, série idbank 001532540.