La réponse en bref
Le prix d'un fonds de commerce à Paris dépend d'abord de son activité. Les 15 secteurs du tableau ont chacun au moins 30 cessions de 2008 à 2026 (le plus petit, « Garage et auto », en compte 44). Leurs médianes vont de 33 000 euros à 945 000 euros. Les prix sont des prix de cession publiés au BODACC, pas des estimations.
Le classement des 15 secteurs, de 2008 à 2026
| Rang par médiane | Secteur | Cessions | Quart bas | Médiane | Quart haut | Fourchette de la médiane |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Hôtellerie | 261 | 320 000 | 945 000 | 1 800 000 | 780 000 à 1 100 000 |
| 2 | Pharmacie, optique et santé | 1 353 | 170 000 | 500 000 | 1 200 000 | 450 000 à 550 000 |
| 3 | Boulangerie et pâtisserie | 971 | 180 000 | 320 000 | 500 000 | 300 000 à 340 000 |
| 4 | Tabac, presse et jeux | 746 | 60 500 | 225 000 | 490 000 | 190 000 à 260 000 |
| 5 | Restauration, bars et cafés | 19 069 | 90 000 | 178 101 | 320 000 | 172 000 à 180 000 |
| 6 | Boucherie, charcuterie, poissonnerie | 416 | 100 000 | 170 000 | 326 250 | 150 000 à 200 000 |
| 7 | Sport et loisirs | 254 | 35 000 | 110 650 | 291 525 | 90 000 à 135 000 |
| 8 | Garage et auto | 44 | 46 659 | 110 000 | 216 500 | 60 912 à 150 000 |
| 9 | Équipement de la maison | 521 | 50 000 | 104 661 | 212 987 | 90 000 à 120 000 |
| 10 | Fleurs et animaux | 187 | 50 000 | 90 000 | 192 500 | 80 000 à 120 000 |
| 11 | Alimentation et boissons | 2 002 | 37 250 | 86 240 | 220 000 | 80 000 à 95 000 |
| 12 | Prêt-à-porter, chaussures et bijoux | 3 558 | 30 000 | 70 000 | 175 000 | 65 000 à 71 729 |
| 13 | Services de proximité | 2 022 | 30 000 | 60 000 | 126 750 | 60 000 à 65 000 |
| 14 | Nettoyage et bâtiment | 267 | 21 500 | 60 000 | 151 050 | 50 000 à 73 000 |
| 15 | Coiffure et beauté | 3 691 | 15 000 | 33 000 | 80 000 | 30 000 à 35 000 |
|
|
Tous secteurs, y compris sans secteur | 40 879 | 50 000 | 131 000 | 300 000 | 130 000 à 135 000 |
Les mêmes secteurs depuis 2021
| Secteur | Cessions | Médiane | Fourchette de la médiane | Rang par médiane |
|---|---|---|---|---|
| Hôtellerie | 64 | 975 000 | 600 000 à 1 500 000 | 1 |
| Pharmacie, optique et santé | 355 | 650 000 | 520 000 à 800 000 | 2 |
| Boulangerie et pâtisserie | 195 | 350 000 | 280 000 à 370 000 | 4 |
| Tabac, presse et jeux | 176 | 479 000 | 400 000 à 500 000 | 3 |
| Restauration, bars et cafés | 5 055 | 190 000 | 180 000 à 200 000 | 6 |
| Boucherie, charcuterie, poissonnerie | 95 | 275 000 | 245 000 à 350 000 | 5 |
| Sport et loisirs | 68 | 98 426 | 50 860 à 146 000 | 9 |
| Garage et auto | 8 | pas de statistique (moins de 30 cessions) | sans objet | sans objet |
| Équipement de la maison | 127 | 120 000 | 100 000 à 150 000 | 8 |
| Fleurs et animaux | 48 | 147 500 | 80 000 à 250 000 | 7 |
| Alimentation et boissons | 609 | 90 000 | 75 000 à 100 000 | 10 |
| Prêt-à-porter, chaussures et bijoux | 536 | 61 000 | 52 000 à 70 000 | 12 |
| Services de proximité | 489 | 75 000 | 65 000 à 80 000 | 11 |
| Nettoyage et bâtiment | 77 | 50 000 | 25 000 à 100 000 | 13 |
| Coiffure et beauté | 1 079 | 27 000 | 25 000 à 30 000 | 14 |
Comment lire le classement
- Le secteur à la médiane la plus haute est « Hôtellerie » (945 000 euros, 261 cessions), le secteur à la médiane la plus basse est « Coiffure et beauté » (33 000 euros, 3 691 cessions). Leurs fourchettes (780 000 à 1 100 000 euros et 30 000 à 35 000 euros) sont très éloignées.
- Le nombre de cessions ne dit rien du prix. Les trois secteurs les plus fréquents sont « Restauration, bars et cafés » (19 069 cessions, médiane 178 101 euros), « Coiffure et beauté » (3 691 cessions, médiane 33 000 euros) et « Prêt-à-porter, chaussures et bijoux » (3 558 cessions, médiane 70 000 euros).
- Deux secteurs voisins dans le tableau ne sont vraiment distincts que si leurs fourchettes ne se rencontrent pas. Voisins distincts : « Hôtellerie » et « Pharmacie, optique et santé » ; « Pharmacie, optique et santé » et « Boulangerie et pâtisserie » ; « Boulangerie et pâtisserie » et « Tabac, presse et jeux » ; « Tabac, presse et jeux » et « Restauration, bars et cafés » ; « Boucherie, charcuterie, poissonnerie » et « Sport et loisirs » ; « Alimentation et boissons » et « Prêt-à-porter, chaussures et bijoux » ; « Nettoyage et bâtiment » et « Coiffure et beauté ».
- Voisins dont l'ordre n'est pas un écart établi, car les fourchettes se chevauchent : « Restauration, bars et cafés » et « Boucherie, charcuterie, poissonnerie » ; « Sport et loisirs » et « Garage et auto » ; « Garage et auto » et « Équipement de la maison » ; « Équipement de la maison » et « Fleurs et animaux » ; « Fleurs et animaux » et « Alimentation et boissons » ; « Prêt-à-porter, chaussures et bijoux » et « Services de proximité » ; « Services de proximité » et « Nettoyage et bâtiment ».
- Depuis 2021, « Hôtellerie » et « Pharmacie, optique et santé » restent en tête. Des échanges de place entre voisins sont établis sur la période récente, car les fourchettes sont distinctes : « Tabac, presse et jeux » passe devant « Boulangerie et pâtisserie » (médianes de 479 000 et 350 000 euros) ; « Boucherie, charcuterie, poissonnerie » passe devant « Restauration, bars et cafés » (médianes de 275 000 et 190 000 euros). D'autres échanges ne sont pas établis, car les fourchettes se chevauchent : « Sport et loisirs » et « Équipement de la maison » ; « Équipement de la maison » et « Fleurs et animaux » ; « Prêt-à-porter, chaussures et bijoux » et « Services de proximité ». La période depuis 2021 est incluse dans 2008 à 2026 : ces échanges ne disent pas que les prix ont monté ou baissé.
- Le secteur « Garage et auto » compte 44 cessions de 2008 à 2026 mais seulement 8 depuis 2021 : il n'a donc aucune statistique récente et son chiffre est un repère historique.
- La ligne « tabac, presse et jeux » réunit les tabacs, les points de presse, les jeux de la Française des jeux et les librairies-papeteries. Sa médiane (225 000 euros) ne doit pas être lue comme le prix d'un tabac.
Méthode et limites
- Périmètre : les achats de fonds de commerce à Paris dont l'annonce donne un prix et un arrondissement, sans les cessions faites dans le cadre d'une procédure collective, ni les apports, donations et partages. La date est celle de la parution au BODACC, jamais celle de la vente. Les prix sont en euros courants, sans correction de l'inflation entre 2008 et 2026.
- Classement par secteur : il est automatique. Le secteur est déduit de mots-clés dans l'activité publiée au BODACC, et le secteur placé le plus haut dans la liste l'emporte. 7 752 cessions pourraient relever de deux secteurs ou plus. 71 cessions changeraient de secteur si les mots « mode » et « institut » étaient lus comme des mots entiers. Ce n'est pas une nomenclature officielle.
- Cessions sans secteur : 5 517 cessions sur 40 879, soit 13,5 %, n'ont aucun secteur parce que l'activité publiée ne contient aucun des mots-clés (dont 749 sans activité écrite). Elles ne comptent que dans la ligne « tous secteurs ».
- Prix retenus : le prix stipulé dans l'annonce, sauf s'il vaut 1 euro ou moins, moins de 1 000 euros, 100 millions d'euros ou plus, ou s'il s'écrit comme une date. Sur les parutions de 2008 à 2026, 358 prix ont ainsi été écartés.
- Calcul des statistiques : la médiane est la valeur du milieu, ou la moyenne des deux valeurs du milieu si le nombre de cas est pair. Le quart bas et le quart haut sont placés par interpolation linéaire entre deux cessions voisines. Chaque médiane est suivie d'une fourchette, un intervalle exact d'au moins 95 % de confiance. Les minimums, maximums et moyennes ne sont pas publiés, et aucun secteur n'est chiffré sous 30 cessions.
- Contrôle et pages plus anciennes : la liste des mots-clés par secteur est la même que celle des pages de secteur déjà en ligne, ce qui garde leur classement identique. Ces pages, calculées avant le 25/10/2026 sur un fichier arrêté au 08/09/2026, retiennent pour les quartiles la valeur la plus proche du rang : leurs chiffres peuvent différer un peu de ceux de cette page.
Source et licence
Source des prix : annonces commerciales du BODACC, famille « Ventes et cessions », département de Paris. Le jeu de données appartient à la Direction de l'information légale et administrative et circule sous Licence Ouverte. Lu à l'API le 25/10/2026, dernière parution du fichier : le 25/10/2026. Pour citer ce classement : « Point de Vente, prix de cession des fonds de commerce par secteur à Paris, d'après le BODACC, lecture du 25/10/2026 ».
Pour aller plus loin
- Baromètre semestriel des cessions de fonds de commerce à Paris (2026)
- Combien se vend un fonds de commerce dans le 11e arrondissement de Paris
- Point de Vente en chiffres
- Comment sont calculés les prix de cession publiés par Point de Vente
- Cessions de fonds de commerce à Paris en septembre 2026
Vous cédez ou vous reprenez un fonds de commerce à Paris et voulez le situer dans son secteur ? Appelez Point de Vente au 01 77 37 05 05.
Questions fréquentes
Dans quel secteur un fonds de commerce se vend-il le plus cher à Paris ?
Dans le secteur « Hôtellerie » : la médiane des prix de cession publiés est de 945 000 euros sur 261 cessions (fourchette de la médiane : 780 000 à 1 100 000 euros). Vient ensuite « Pharmacie, optique et santé », avec 500 000 euros.
Dans quel secteur un fonds de commerce se vend-il le moins cher à Paris ?
Dans le secteur « Coiffure et beauté » : la médiane est de 33 000 euros sur 3 691 cessions, avec une fourchette de la médiane de 30 000 à 35 000 euros. C'est pourtant l'un des secteurs les plus fréquents.
Combien se vend une boulangerie à Paris ?
La médiane des prix de cession publiés est de 320 000 euros sur 971 cessions de 2008 à 2026 (fourchette de la médiane : 300 000 à 340 000 euros), et de 350 000 euros sur 195 cessions depuis 2021.
Combien se vend un bar ou un restaurant à Paris ?
Pour le secteur « restauration, bars et cafés », la médiane est de 178 101 euros sur 19 069 cessions de 2008 à 2026, et de 190 000 euros sur 5 055 cessions depuis 2021. Le périmètre est celui de ce secteur, défini par mots-clés : un autre périmètre donnerait un autre chiffre.
Pourquoi certaines cessions n'ont-elles pas de secteur ?
Parce que l'activité publiée au BODACC ne contient aucun mot-clé de la liste : c'est le cas de 5 517 cessions sur 40 879, soit 13,5 %.