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Baromètre des cessions de fonds de commerce à Paris, premier semestre 2026

Prix médians et quartiles des fonds de commerce cédés à Paris au premier semestre 2026, par secteur et par arrondissement.

Commerce

Au premier semestre 2026, le premier quartile des cessions parisiennes recule à 50 000 euros, contre 60 000 euros au premier semestre 2025, soit une baisse de 16,7 %, alors que la médiane ne varie que de 3,2 % : c'est le bas du marché qui se déplace, pas son centre.

Cette édition porte sur les annonces de cession publiées au BODACC entre le 1er janvier 2026 et le 30 juin 2026, pour le département de Paris. Elle compte 874 cessions de fonds de commerce assorties d'un prix en euros. Les statistiques sont des médianes et des quartiles, jamais des moyennes.

Le marché parisien au premier semestre 2026 en quatre chiffres

Au premier semestre 2026, 874 cessions de fonds de commerce parisiennes ont été publiées au BODACC avec un prix, pour une médiane de 150 000 euros, un premier quartile de 50 000 euros et un troisième quartile de 348 193 euros. Un an plus tôt, au premier semestre 2025, le marché comptait 937 cessions publiées et une médiane de 155 000 euros, soit -6,7 % sur le volume et -3,2 % sur la médiane. La moitié des fonds cédés se sont donc échangés entre 50 000 et 348 193 euros.

Prix par secteur d'activité au premier semestre 2026

Le tableau ci-dessous donne, pour chaque secteur, le nombre de cessions publiées au BODACC au premier semestre 2026, le premier quartile, la médiane, le troisième quartile et les variations par rapport au premier semestre 2025. Une variation n'est calculée que si les deux semestres comparés comptent au moins 15 cessions ; sinon la case indique les deux effectifs.

Secteur Cessions publiées 1er quartile (€) Médiane (€) 3e quartile (€) Variation de la médiane sur un an Variation du volume sur un an
Toutes cessions 874 50 000 150 000 348 193 -3,2 % -6,7 %
Restauration et débits de boissons 428 105 000 200 000 360 000 0,0 % -9,9 %
Coiffure et beauté 100 15 000 25 000 53 765 -16,7 % +7,5 %
Alimentation de détail 47 50 000 100 000 290 000 +14,9 % -14,5 %
Prêt-à-porter et accessoires 41 20 400 60 000 140 000 -14,3 % -14,6 %
Pharmacie, optique et santé 31 730 000 1 200 000 1 900 000 +20,0 % +10,7 %
Services de proximité 30 33 509 62 000 100 000 -17,3 % -9,1 %
Boucherie, charcuterie, poissonnerie 12 263 000 420 000 500 000 non calculée (12 et 9 annonces) non calculée (12 et 9 annonces)
Boulangerie et pâtisserie 11 85 000 400 000 530 000 non calculée (11 et 15 annonces) non calculée (11 et 15 annonces)
Tabac, presse et librairie 10 78 000 422 000 530 000 non calculée (10 et 17 annonces) non calculée (10 et 17 annonces)
Équipement de la maison 8 50 000 100 000 110 000 non calculée (8 et 12 annonces) non calculée (8 et 12 annonces)
Nettoyage et travaux 6 8 000 12 000 120 000 non calculée (6 et 5 annonces) non calculée (6 et 5 annonces)

Secteurs comptant moins de 5 cessions publiées sur le semestre, donnés en effectif seul, sans statistique de prix : fleurs et animalerie (4), sport et loisirs (4), hôtellerie (2).

Sur les 874 cessions du semestre, 140 ne portent pas de libellé d'activité permettant un classement automatique par secteur. Elles entrent dans la ligne « toutes cessions » et dans les statistiques par arrondissement, pas dans les lignes sectorielles.

Lecture secteur par secteur

Seuls les secteurs comptant au moins 15 cessions publiées au premier semestre 2026 font l'objet d'un commentaire. En dessous de ce seuil, une médiane reste un chiffre, mais elle ne décrit plus un marché.

Restauration et débits de boissons

La restauration totalise 428 cessions publiées au premier semestre 2026, pour un prix médian de 200 000 euros. Le volume recule de 9,9 % sur un an (475 cessions au premier semestre 2025). La médiane est quasi inchangée (200 000 euros un an plus tôt).

Coiffure et beauté

La coiffure et la beauté totalisent 100 cessions publiées au premier semestre 2026, pour un prix médian de 25 000 euros. Le volume progresse de 7,5 % sur un an (93 cessions au premier semestre 2025). L'écart avec l'année précédente est un décrochage de 16,7 % (médiane de 30 000 euros au premier semestre 2025). Sur un effectif de cette taille, l'écart mérite d'être confirmé au semestre suivant avant d'être lu comme une tendance de prix.

Alimentation de détail

L'alimentation de détail totalise 47 cessions publiées au premier semestre 2026, pour un prix médian de 100 000 euros. Le volume recule de 14,5 % sur un an (55 cessions au premier semestre 2025). La médiane monte de 14,9 %, contre 87 000 euros au premier semestre 2025.

Prêt-à-porter et accessoires

Le prêt-à-porter et les accessoires totalisent 41 cessions publiées au premier semestre 2026, pour un prix médian de 60 000 euros. Le volume recule de 14,6 % sur un an (48 cessions au premier semestre 2025). La médiane descend de 14,3 %, contre 70 000 euros au premier semestre 2025. La dispersion est très large : le premier quartile est à 20 400 euros et le troisième à 140 000 euros. Une médiane seule ne suffit pas à situer un fonds de ce secteur.

Pharmacie, optique et santé

La pharmacie, l'optique et la santé totalisent 31 cessions publiées au premier semestre 2026, pour un prix médian de 1 200 000 euros. Le volume progresse de 10,7 % sur un an (28 cessions au premier semestre 2025). L'écart avec l'année précédente est un bond de 20,0 % (médiane de 1 000 000 euros au premier semestre 2025). Sur 31 cessions seulement, quelques transactions atypiques suffisent à produire un tel écart. La médiane atteint son point haut de la série ouverte en 2019.

Services de proximité

Les services de proximité totalisent 30 cessions publiées au premier semestre 2026, pour un prix médian de 62 000 euros. Le volume recule de 9,1 % sur un an (33 cessions au premier semestre 2025). L'écart avec l'année précédente est un décrochage de 17,3 % (médiane de 75 000 euros au premier semestre 2025). Sur 30 cessions seulement, quelques transactions atypiques suffisent à produire un tel écart. C'est le volume le plus faible pour ce secteur sur un premier semestre depuis 2019.

Secteurs non commentés faute d'observations

Les secteurs suivants comptent moins de 15 cessions publiées au premier semestre 2026. Leurs médianes sont indiquées pour mémoire, sans commentaire ni variation : boucherie, charcuterie, poissonnerie (12 cessions, médiane 420 000 euros), boulangerie et pâtisserie (11 cessions, médiane 400 000 euros), tabac, presse et librairie (10 cessions, médiane 422 000 euros), équipement de la maison (8 cessions, médiane 100 000 euros), nettoyage et travaux (6 cessions, médiane 12 000 euros), fleurs et animalerie (4 cessions, médiane non publiée), sport et loisirs (4 cessions, médiane non publiée), hôtellerie (2 cessions, médiane non publiée).

Les arrondissements au premier semestre 2026

Au premier semestre 2026, le 17e arrondissement est l'arrondissement le plus actif du marché parisien des fonds de commerce, avec 76 cessions publiées au BODACC. La médiane la plus élevée revient au 1er arrondissement (250 000 euros sur 18 cessions), la plus basse au 7e arrondissement (60 000 euros sur 22 cessions). L'écart entre ces deux arrondissements est d'un facteur 4,2 : la géographie pèse davantage sur le prix que la moyenne parisienne ne le laisse voir. La plus forte hausse de médiane sur un an est enregistrée dans le 10e arrondissement (130 000 euros au premier semestre 2025, 185 000 euros au premier semestre 2026, soit une hausse de 42,3 %). Le repli le plus marqué concerne le 12e arrondissement (175 000 euros au premier semestre 2025, 95 000 euros au premier semestre 2026, soit une baisse de 45,7 %). Les variations du tableau ne sont calculées que pour les arrondissements comptant au moins 15 cessions publiées lors des deux semestres comparés, et les mouvements commentés ci-dessus ne retiennent que les arrondissements dépassant 30 cessions de part et d'autre. Un arrondissement parisien ne compte que quelques dizaines de cessions publiées par semestre. Sa médiane bouge donc autant sous l'effet de la composition des fonds vendus que sous celui des prix : ces variations se lisent comme des ordres de grandeur, pas comme un indice de prix.

Arrondissement Cessions publiées 1er quartile (€) Médiane (€) 3e quartile (€) Variation de la médiane sur un an
1er arrondissement 18 170 000 250 000 640 000 -16,7 %
2e arrondissement 33 50 000 140 000 370 000 -26,3 %
3e arrondissement 27 100 000 250 000 800 000 +150,0 %
4e arrondissement 21 107 250 200 000 500 000 non calculée (21 et 13 annonces)
5e arrondissement 39 96 500 190 000 380 000 +26,7 %
6e arrondissement 29 97 000 200 000 500 000 +11,1 %
7e arrondissement 22 33 509 60 000 230 000 -81,5 %
8e arrondissement 52 55 000 130 000 300 000 -30,9 %
9e arrondissement 60 60 000 142 642 283 000 +1,9 %
10e arrondissement 55 75 000 185 000 311 000 +42,3 %
11e arrondissement 63 45 000 120 000 220 000 -4,0 %
12e arrondissement 70 24 092 95 000 350 000 -45,7 %
13e arrondissement 40 50 000 171 342 300 000 +14,2 %
14e arrondissement 43 23 000 190 000 450 000 +35,7 %
15e arrondissement 65 40 000 150 000 290 000 +25,0 %
16e arrondissement 42 45 000 185 000 500 000 -17,5 %
17e arrondissement 76 30 000 145 785 300 000 +4,1 %
18e arrondissement 56 46 000 120 000 290 000 0,0 %
19e arrondissement 37 40 000 167 000 300 000 -14,4 %
20e arrondissement 26 37 000 80 000 250 000 -60,0 %

Méthodologie

Les chiffres de ce baromètre proviennent du BODACC, le Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales, diffusé en open data par la Direction de l'information légale et administrative. L'extraction couvre le département de Paris (75) et les annonces publiées du 1er janvier 2008 au 8 septembre 2026, soit 66 054 annonces, dont 41 022 cessions de fonds de commerce assorties d'un prix exprimé en euros. La présente édition en isole les 874 publiées au premier semestre 2026.

Le champ retenu est le suivant : nature « fonds de commerce », mode « achat », prix exprimé en euros, adresse située dans un code postal parisien. Les apports, les donations, les partages, les cessions de droit au bail seul et les plans de cession en procédure collective sont exclus, parce qu'ils n'obéissent pas à la même formation de prix. Les prix en francs sont exclus. Les doublons de publication (même rue, même numéro, même prix, même activité) sont supprimés avant calcul.

Les indicateurs publiés sont le premier quartile, la médiane et le troisième quartile, calculés sur les prix bruts, sans redressement ni pondération. La médiane est le prix qui sépare le marché en deux moitiés : la moitié des fonds se sont vendus moins cher, l'autre moitié plus cher. Le premier quartile et le troisième quartile délimitent la moitié centrale des transactions. Convention de calcul, identique dans toutes les éditions : la valeur publiée est celle qui occupe le rang arrondi correspondant dans la série triée des prix. Pour un effectif pair, la médiane publiée est donc un prix réellement observé, et non la moyenne des deux prix centraux. Un recalcul utilisant la seconde convention peut donner un résultat légèrement différent sur les petits effectifs.

Le classement sectoriel est automatique : il s'appuie sur le libellé d'activité publié dans l'annonce. Un fonds dont l'annonce ne décrit pas l'activité reste non classé. Ce classement suit l'usage commercial (ce que le commerce vend), pas la nomenclature NAF.

Avertissement de méthode

L'avertissement suivant est repris mot pour mot de la fiche de méthode de l'extraction, sans modification :

Le prix publié au BODACC est le prix stipulé dans l'acte de cession, déclaré pour permettre l'opposition des créanciers. Il porte sur le fonds de commerce dans son ensemble et non sur le seul droit au bail. Il n'inclut pas les stocks, qui font l'objet d'un règlement séparé. Les statistiques publiées sont des médianes et des quartiles, jamais des moyennes, afin de neutraliser les cessions atypiques.

Les limites de ce baromètre

Le BODACC publie à la date de parution de l'annonce, pas à la date de l'acte de cession. Un baromètre semestriel décrit donc les annonces parues pendant le semestre, et non les affaires signées pendant le semestre. Ce décalage est mesurable : sur les 549 annonces de l'extraction où la date de l'acte est explicitement mentionnée et lisible (1,3 % des cessions retenues), le délai médian entre l'acte et la parution est de 26 jours, avec un premier quartile à 16 jours et un troisième quartile à 41 jours. Il déplace mécaniquement une partie des ventes de fin de période sur la période suivante.

Deuxième limite : le prix publié ne se compare pas d'un fonds à l'autre sans précaution. Il ne dit rien de la surface, du loyer, du chiffre d'affaires ni de l'état du bail. Deux fonds vendus au même prix dans la même rue peuvent recouvrir des situations très différentes.

Troisième limite : les seuils. Une médiane calculée sur quelques annonces n'est pas une médiane de marché. Ce baromètre ne calcule aucune variation en pourcentage lorsque l'un des deux semestres comparés compte moins de 15 cessions, et ne commente aucun secteur en dessous de 15 cessions sur le semestre. Les effectifs sont alors donnés bruts.

Quatrième limite : le BODACC ne recense que les cessions soumises à publicité légale. Les cessions de titres de société exploitant un fonds, très fréquentes au-dessus d'un certain montant, n'y figurent pas. Le marché décrit ici est celui des fonds de commerce vendus en tant que fonds.

Comment citer cette édition

Baromètre des cessions de fonds de commerce à Paris, premier semestre 2026, Point de Vente, édition publiée le 8 septembre 2026, d'après les annonces BODACC (open data DILA). Période couverte : du 1er janvier 2026 au 30 juin 2026.

Le second semestre 2026 n'est pas publié : les données s'arrêtent au 8 septembre 2026 et le semestre est incomplet. Il le sera à partir de janvier 2027.

Voir les annonces correspondantes

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